
Ca y est, la campagne est terminée et Nicolas Sarkozy est élu Président de la République avec une large majorité de 53 %.
J’ai hésité à plusieurs reprises de mettre sur le blog le programme pour l’emploi de tous les candidats durant la campagne : mon objectif n’était pas d’attirer les pour et les contres ….Je trouve bien plus productif de commenter et retranscrire des faits et des actes.
Dès aujourd’hui, maintenant que le srutin est clos, un programme a été choisi. C’est à partir de maintenant que je vous propose de démarrer une veille objective sur le programme économique et social en matière d’emploi de notre futur gouvernement. C’est aussi l’occasion de créer une nouvelle rubrique « Politique de l’emploi », dans laquelle vous trouverez tout ce qui se passe en matière de décision et législation politique sur notre thème préféré et auquel, il en va de soi, vous pourrez contribuer, sans être partisan …
Un socle : La promesse de ramener le taux de chômage à moins de 5%.
Pour ma part, je ne prendrai pas l’initiative de commenter le thème du pouvoir d’achat, car il faut bien distinguer les deux sujets (ce qui à mon sens n’a pas été fait pendant la campagne et je regrette même que le problème du chômage est été royalement masqué – sans jeu de mot – par celui du fameux PA).
Petit rappel du programme « Emploi » du candidat UMP (source Jobetic.net) :
Traitement du chômage :
- Augmenter le degré de qualification de nos emplois par une politique d’éducation, de formation professionnelle et de validation des acquis de l’expérience.
- Exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales, car travailler doit payer.
- Élargir la différence entre les revenus du travail et les revenus de l’assistance, afin qu’il soit toujours et réellement plus rémunérateur de travailler. Prévoir dans la loi que les aides locales ne peuvent être attribuées que sous condition de ressources, et pas sous condition de statut, afin d’éviter que, grâce aux aides locales, certains inactifs soient mieux traités que des actifs.
- Affirmer le principe qu’il n’y a pas de solidarité durable entre tous sans une exigence de responsabilité pour chacun.
- Renforcer les obligations qui pèsent sur les chômeurs en matière de recherche d’emploi et supprimer le bénéfice de l’indemnisation après deux refus non justifiés.
Temps de travail :
- Permettre à ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de le faire, en donnant plus de liberté aux entreprises et aux salariés pour négocier des heures supplémentaires.
- Donner aux maires la possibilité d’autoriser l’ouverture des commerces le dimanche sous réserve de l’accord des salariés, pour que chacun soit libre de consommer ou de travailler le dimanche.
- Rénover en profondeur et jouer la carte du dialogue social, qui constitue finalement la meilleure garantie contre les initiatives désastreuses et autoritaires telles que les 35 heures, en adoptant notamment une loi organique obligeant le gouvernement à négocier avec les partenaires sociaux avant toute réforme portant sur les relations du travail, l’emploi, les retraites et la formation professionnelle, et en réformant les règles de la représentativité des organisations syndicales pour la fonder sur le principe de l’élection.
- Permettre à chacun de choisir l’âge de son départ à la retraite, y compris dans la fonction publique, en laissant aux mécanismes de surcote et de décote le soin de réguler les conséquences de ces choix sur le financement des régimes de retraite.
- Réformer les régimes spéciaux de retraite dans un souci de justice et d’équité et fixer l’âge du départ à la retraite à taux plein en fonction de la pénibilité des métiers.
- Conserver et conforter la loi Fillon sur les retraites, car elle est la seule loi qui permet de sauver le régime des retraites par répartition.
Salaires :
- Permettre l’augmentation de tous les salaires par l’accroissement du temps de travail sur une base volontaire et une politique de compétitivité de nos entreprises.
Charges sociales :
- Réserver la poursuite de la politique d’allégement des charges sociales aux branches professionnelles qui font évoluer leurs grilles de salaires.
Contrats :
- Avec les partenaires sociaux, créer la sécurité sociale professionnelle, car travailler doit protéger : création d’un nouveau contrat de travail, unique et à durée indéterminée, pour accroître les embauches ; création d’un véritable service public de l’emploi par fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC pour accompagner efficacement les chômeurs ; création de meilleures allocations-chômage pour empêcher qu’au traumatisme professionnel s’ajoute un traumatisme social.
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